Rapport environnemental du Groupe GVB

En tant qu’assureur contre les dommages dus aux éléments naturels, le Groupe GVB est directement concerné par les conséquences du changement climatique. Celles-ci se font particulièrement sentir dans le canton de Berne, avec ses dénivelées et ses grands volumes d’eau : ces cinq dernières décennies, les cas de sinistres liés à des événements météorologiques extrêmes ont augmenté de 50 % tous les dix ans. La tempête Eleanor qui a balayé la Suisse le 3 janvier 2018 a occasionné pour le Groupe GVB des dégâts à hauteur de près de 35 millions de francs.

Le Groupe GVB s’engage par conséquent de multiples manières en faveur de la protection du climat. À plus large échelle, il s’investit dans la sensibilisation de la population sur les conséquences du changement climatique et sur les solutions stratégiques pour y remédier. Sur le plan interne, avec sa stratégie climatique définie en 2007, le Groupe GVB vise progressivement une activité commerciale neutre en CO2. Et avec succès, puisqu’il est parvenu depuis 2007 à réduire de 35 % ses émissions de CO2 par collaborateur.

La Société de conseil environnemental SwissClimate observe et accompagne le Groupe GVB dans ses efforts et lui accorde depuis 2013 le label or « CO2 neutre ». Cette certification annuelle avec audit externe est réalisée par la société d’audit true & fair. SwissClimate, le seul label de la sorte en Suisse, est recommandé par la Fondation suisse pour la pratique environnementale (PUSCH).

Les chiffres et données du présent rapport sur l’environnement ont été prélevés par le Groupe GVB et analysés par SwissClimate. L’évaluation est faite sur la période allant de janvier à décembre 2017.

Engagement interne

Émissions de CO2 par collaborateur en comparaison annuelle

 

L’objectif de la stratégie climatique définie par le Groupe GVB en 2007 est la neutralité climatique de ses activités. Avec quelque 2,5 tonnes d’émissions de CO2 par collaborateur à la fin de l’année sous revue 2017, le Groupe GVB est sur la bonne voie.

Comme le montre l’évaluation, le plus fort potentiel de réduction réside dans la mobilité. C’est pourquoi le Groupe GVB a doté en 2018 80 de ses collaboratrices et collaborateurs du service externe de véhicules électriques. Cette acquisition n’a encore aucune influence sur les chiffres du bilan de 2017, fondement du présent rapport sur l’environnement. Elle aura toutefois un impact massif sur ceux du bilan 2018. L’AIB part du principe que cet achat de véhicules électriques pourra diminuer de 26 % supplémentaires les émissions de CO2 par collaborateur. Il serait ainsi possible d’atteindre en 2018 déjà l’objectif fixé pour 2020, à savoir 30 % en moins de CO2 par rapport à 2015.

En matière de chauffage

Consommation d’énergie de chauffage par m2 en comparaison

 

La technique du bâtiment s’est constamment améliorée ces dernières années, ce qui a entraîné des économies considérables d’énergie de chauffage. Depuis mars 2017, 20 % de cette énergie est couverte par du biogaz produit dans des fermes suisses. Pour le reste, ce sont des carburants fossiles (gaz naturel) qui sont utilisés. Grâce à ces mesures et à d’autres, l’AIB atteint presque le standard Minergie.

Les émissions par unité de surface ont diminué de 13,5 kg CO2/m2 en 2013 à 9,8 kg CO2/m2 en 2017, soit une baisse de près de 30 %. Par rapport au bilan 2016, on enregistre toutefois une légère hausse des émissions qui s’explique par l’hiver plus froid. Avec 48,7 kWh par m2, la consommation de l’AIB en termes de chauffage reste néanmoins en deçà de celle de nombreuses entreprises comparables.

Afin de réduire encore les quantités de carburant fossile, l’AIB va remettre en question le gaz en tant que support énergétique et cherchera des alternatives.

En matière de courant électrique

Consommation globale d’électricité en comparaison annuelle

 

Le Groupe GVB s’approvisionne depuis 2016 en courant vert provenant à 100 % de sources renouvelables. Ainsi, les émissions de CO2 par collaborateur, en ce qui concerne la consommation électrique, sont proches de 0 %. Par rapport à 2007, la première année de mesure (708 000 kWh), la consommation globale de courant au siège principal d’Ittigen a pu être réduite, malgré un nombre de collaborateurs en hausse de quelque 29 %, pour s’établir à 507 000 kWh.

Le choix d’un parc automobile électrique et les nouvelles bornes de recharge dans le parking de la société feront inévitablement augmenter à nouveau le besoin en électricité. C’est la raison pour laquelle de nombreuses mesures pour abaisser la consommation sont en cours de planification. Des détecteurs de mouvement ou des capteurs de lumière doivent par exemple être installés afin de permettre une meilleure commande de l’éclairage. De plus, des éclairages LED à faible consommation seront installés partout où ce n’est pas encore le cas (parking couvert et devant les ascenseurs). Pour éviter de consommer du courant en mode veille, des minuteries seront configurées afin de couper les appareils entièrement du réseau durant la nuit ou le week-end.

En matière de mobilité

Trajets pendulaires : émissions par collaborateur en comparaison annuelle

En 2017, 73 % de toutes les émissions de CO2 du Groupe GVB étaient imputables aux déplacements professionnels et aux trajets pendulaires. Afin de réduire les émissions dans ce domaine, le groupe a décidé en 2018 d’opter pour un parc de véhicules électriques. Une stratégie payante, puisque l’objectif déclaré de réduire les émissions de CO2 de 30 % entre 2015 et 2020, devrait être atteint en 2018 déjà.

Pour les trajets pendulaires, les émissions par collaborateur entre 2007 et 2017 ont pu être réduites de 1296 à 1122 kg de CO2 grâce à diverses mesures comme une augmentation du prix des places de parking de la société ou l’action « Bike to work ». Afin d’abaisser encore les émissions dans ce domaine, l’AIB a voulu proposer une alternative aux trajets pendulaires de courte durée en voiture : en effet, une station PubliBike avec des vélos électriques et conventionnels que les collaborateurs de l’AIB peuvent utiliser gratuitement deux heures par jour a été installée en novembre 2018 directement devant le siège principal à Ittigen. De plus, les collaborateurs qui utilisent les transports publics pour se rendre au travail ont reçu en 2018 pour la première fois une contribution de 400 francs au maximum sur leurs frais d’abonnement.

En matière de papier et d’envois

Consommation de papier par collaborateur en comparaison annuelle

Pour ses imprimés, le Groupe GVB utilise toujours dans la mesure du possible du papier certifié FSC ou du papier recyclé. Les émissions de CO2 ont ainsi pu être réduites de 11 % par rapport à l’année précédente. Entre 2007 et 2012, la quantité de papier consommée par collaborateur a augmenté de 700 kilos à un record de 2300 kilos, une hausse qui s’explique par la création des sociétés affiliées l’année suivante. En 2017, les collaborateurs ont consommé quelque 390 kilogrammes de papier.

L’AIB tient à ce que le bilan de ses envois soit climatiquement neutre : c’est le cas depuis 2013 pour toutes les lettres expédiées en Suisse. Les lettres à destination de l’étranger ne représentant qu’une faible part du volume total, l’empreinte CO2 est donc désormais proche de zéro.

L’AIB s’efforce de mettre certains documents ou dossiers aussi à disposition sous forme électronique. Ainsi, les clientes et clients peuvent payer depuis des années leurs primes annuelles par facture électronique. L’AIB souhaite encore réduire ses émissions en matière de papier et d’envois en encourageant davantage la digitalisation. Grâce à un nouveau portail clients numérique, de nombreux processus pourront bientôt se faire sans papier. Le portail est actuellement en cours de planification.

Engagement externe

Le Swiss Energy and Climate Summit (SwissECS), mis sur pied par l’AIB, a eu lieu pour la douzième fois en septembre 2018. Depuis sa création en 2007 dans le cadre du bicentenaire de l’AIB, SwissECS est devenue, à partir d’une manifestation régionale, la conférence la plus importante sur le plan national pour les questions énergétiques et climatiques, et réunit chaque année des spécialistes du monde économique, scientifique et politique.

Par ailleurs, le Groupe GVB cofinance depuis 2017 avec la fondation Mercator une chaire professorale à l’Université de Berne consacrée aux conséquences du changement climatique sur l’économie et la société.

Conclusion

  • L’évolution des émissions de CO2 est relativement stable. Par rapport à l’année précédente, on enregistre une hausse de 10 % des émissions en termes absolus. Cette augmentation est imputable principalement à la hausse des activités commerciales qui s’est surtout répercutée sur les émissions en matière de mobilité. L’acquisition de 80 véhicules électriques entraînera une nette amélioration de la situation, surtout pour les trajets pendulaires et les déplacements professionnels.En matière de chauffage, le Groupe GVB atteint presque le standard Minergie, grâce à l’utilisation de biogaz et à l’amélioration constante des installations du bâtiment.
  • Grâce au recours à du courant vert, les émissions de CO2 sont aujourd’hui proches de 0 % en matière de consommation électrique.
  • Comme le Groupe GVB utilise pour ses imprimés du papier certifié FSC ou du papier recyclé, les émissions de CO2 ont ainsi été réduites de 11 %, même si la quantité de papier consommée a augmenté de 16 % par rapport à l’année précédente. D’autres réductions seront bientôt possibles grâce à la mise sur pied d’un nouveau portail clients.
  • Ainsi, l’objectif déclaré de réduire encore de 30 % les émissions de CO2 par rapport à 2015 pourrait déjà être atteint en 2018.